Vous lisez le journal de [info]desinvolte

16 janvier 2006 @ 17:03
Comment se retrouver à zéro. J'avais commencé ce blog les yeux embués, le coeur torturé et l'âme en peine... Et là c'est pire. Je m'accroche à son corps comme on s'accroche aux jupes de sa mère... Il dort à mes côtés la nuit mais je sens le vide qui transpire dans mon ventre tout noué. Je sens que je l'aime comme une crevarde et que le temps gâche ce qu'il y a de plus beau dans ma vie...
J'ai perdu l'homme que j'aime, celui pour qui je me suis battu corps et âme, pour notre histoire et tant de choses...
Je ne sais si j'aurais du sauter l'autre soir quand j'avais trop bu. Je ne sais pas si je n'aurais pas dû la tuer de suite. Je ne sais pas si j'existais encore vraiment à ce moment mais mais ce que je savais, c'était ma souffrance et l'envie d'en finir avec toi.
J'ai envie de fermer les yeux et de renaître ailleurs, ou de crever sur le bas d'une porte tant ma vie est vide de lui... Il est là près de moi mais j'ai perdu son amour. J'ai encore l'espoir mais... A quoi bon.
Ma belle si tu me lis... Merci pour ton mail. Tu as si bien compris ma douleur. Tu as posé les mots justes et juste un merci pour la plus jolie des filles ici bas... "Je t'aime".
 
 
05 août 2005 @ 14:34
Quasiment un mois après, tout est toujours intact.
Je crois que je l'oublierais jamais, tout comme je n'oublierais jamais l'homme qui habite mon coeur.
J'ai honte de relire ça et de me trouver au même stade, ou bien est-ce pire.
Je suis ma propre honte.
J'ai peur de ma vie.
 
 
29 juin 2005 @ 19:43
Va, petite catin, envoie tout valser mais tes pensées, tes pensées malsaines, comment les retiens-tu?
Je veux qu'il me dise la même chose, je veux qu'il me dise "Je t'aime comme un fou."
Merde, pourquoi j'ose tant me souvenir de nos échappées nocturnes, nos corps qui se mêlent avec force, tendresse, exaltation, de nos soupirs désabusés, de mes ongles qui s'enfoncent dans les draps et parfois qui tentent de s'accrocher au mur?
Je me souviens de ce soir où, entre ses bras, je voulais pleurer son départ, que notre silence suffisait, on se comprenait.
Sa maturité, l'intensité de notre relation, tout m'est revenu quand il m'a dit cette phrase.
Pourquoi toi t'en es pas capable? Pas capable de me dire ces mots? J'ai grandi, je veux autre chose, tu sauras pas me l'apporter, j'ai froid de nous, et d'ailleurs? Désolée.
L'amour que je te porte me perdra je crois, me fera perdre beaucoup de choses.
...
 
 
12 mai 2005 @ 09:16
On a retenté, 4 jours je crois. Mon corps, mon coeur ne répondaient plus comme je le désirais. C'est meutrie qu'on a décidé de se séparer. Pour de bon.
Je crois qu'un jour plus tard je parlais d'un projet à Paris qui va se réaliser, mais finalement le voir ne sera qu'un fantasme de plus dans ma vie. Une illusion que le net a crée pour me faire avancer et pour ne pas retomber dans la souffrance.
J'ai passé la nuit entre les bras d'un autre, et je me suis levée dans un profond bien-être indescriptible. Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien, j'avais des ailes dans le dos.
Le soir tout rechutait, les mots durs, les larmes, les "je t'aime" comme un écho dans le vide, le coeur qui te tiraille et l'envie de tout oublier.
Ma vie s'émiette chaque jour un peu plus, j'ai l'espoir que ce soir me redonne les mêmes sourires que la veille, c'était si bon et si exceptionnel. Depuis tellement de temps.
J'en veux à l'amour de me malmener et de me bercer de désillusions, la dernière en date m'a échappé hier, elle a filé entre mes doigts, peut-être que ce soir m'en dira plus. Peut-être.
 
 
09 mai 2005 @ 10:43
J'ai réussi à lui donner des soupirs, un "comment tu fais ça", des sourires que je tentais de partager au possible.
Nul doute que je l'aime. Nul doute.
Mais y'a comme une fêlure que je sens impossible à enfouir, à remplir par autre chose de plus positif. Un truc brisé en moi qui m'empêche de le rendre heureux et de me rendre aussi heureuse qu'"avant". Le voilà, le problème pointe son nez, je pense à l'avant, aux mots, à la rupture et au mal de chien que j'ai eu. J'arrive pas à passer au dessus, par pour le moment ou pas tout court, c'est bien la question qui me tue. Qui m'essoufle.
La vraie raison n'est pas que l'autre qui habite un peu de mon coeur, y'a d'autres choses, d'autres envies qui sont nées de la douleur, qui doivent disparaître pour lui et pour le moment j'en ai pas la force.
Je sais que si je le perds je m'en voudrais, j'aurais mal comme une chienne de nouveau mais j'ai trop d'espoirs brisés qui me semblent impossibles à reconstruire. Je me détruis, je lui fais mal et somme toute, à quoi mène cette vie.
J'écoute les Red Hot et je m'en mords les doigts, je me souviens de quelques mots troublants et émouvants, je me souviens aussi de nous deux y'a 6 mois.
Je suis prête à passer au dessus de beaucoup de choses mais la peur se coltine à mes pensées.
Je suis déchirée d'un amour qui a été si fort et si beau que j'ai peur qu'il ne devienne ou soit différent après les larmes que j'ai versé pour lui.
Je suis sa soeur.
Est-il mon âme-soeur?
...
 
 
05 mai 2005 @ 18:48
Alors que je devrais m'époumonner à crier ma joie, tandis que je devrais crier le bonheur qui me bouffe de l'intérieur, je me ronge chaque instants et les larmes veulent rouler sur mes joues chaque fois un peu plus fort.
On est à nouveau ensemble.
J'ai attendu ça plus que tout, et ça m'arrive quand je ne voulais plus y croire. Et maintenant qu'il m'appartient en tout état de fait, je vascille d'un amour tout à fait impossible, improbable, un amour qui pourrait être plus que destructeur.
Je ne voulais pas lire ce mail parce que moi en tout cas j'y croyais, mais il est clair que couper les ponts me sera impossible.
J'ai été si distante, que je m'en voudrais sûrement, mais j'arrive pas à mener ma vie comme si on était vraiment ensemble, j'ai envie tout envoyer en l'air, que toutes mes envies partent de mon corps, que je sois uen autre avec une autre vie et laisser les autres tout résoudre à ma place.
J'en ai marre de courir après un bonheur qui n'est plus celui que j'attendais, pourquoi t'as tout foutu en l'air pour revenir après, pourquoi.
Pourquoi je vis ça, pourquoi.
Va chier.
 
 
28 avril 2005 @ 10:10
Je crois pas qu'on puisse savoir à ma place ce que je ressens. Déjà parce que c'est confus pour moi déjà et qu'ensuite on peut pas savoir à travers un écran qu'il "n'est que l'ombre de ce que j'ai besoin d'aimer". Putain. Chier. Belle vulgarité mais merde, comment on peut penser ça, un seul m'aurait déjà suffit de toute façon, il est stupide ou bien?
Je crois qu'il fuit la réalité, un mois ça passe vite, enfin ça dépend. J'aime pas savoir qu'ils passent une heure au téléphone, qu'il la voit tous les samedis et qu'il se considère comme "double-taken", ça me rend un peu folle je crois. Va raconter ça à quelqu'un qu'il nous prendrait pour des fous, à lire nos conversations ça paraît même pas croyable, c'est comme si je ne pouvais le partager avec personne d'autre que lui tant en vrai c'est irréel, je ne sais si c'est idiot, peut-être même et j'ai honte de moi.
J'ai dû lui dire ce qu'il s'était passé hier avec Lui, je crois que j'ai un peu fait exprès, merde pourquoi il a écrit "que l’autre personne que j’aime, sois heureuse le restant de ces jours", qu'il me brise ensuite la nuit-même en me faisant passer pour la fille absurde qui ne sait pas de quelle nature sont ses sentiments.
Ca m'rendrait presque triste mais en fait non, ça me fait sourire au final, y'a rien de plus bête que ce qui se passe.
Je Lui ai dit "Bonne Nuit", juste posé comme ça, il a trouvé ça étrange, il m'a bien dit que ça ne recommencerait plus mais j'aimerais y croire, parce qu'au final hier soir ce qui s'est passé était réducteur pour moi, c'est vrai je suis quoi, qui pour accepter ça?
J'en ai marre de rater des marches et de m'étaler amoureusement toujours, de croire à des trucs faux ou bien trop y croire quand c'est réel. Ca me dessert.
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[ Des yeux. ] Pour regarder, observer, caresser du regard. Pour voir comme tout est si joli, pour poser des souvenirs photos dans ma mémoire.
[ Un nez ] Pour sentir l'odeur de l'autre, me fondre à celle-ci, pour qu'un jour je croise quelqu'un avec le même parfum, et que ça me rappelle des choses. Pour que mon sens olfactif me permette un jour de retrouver un souvenir qui s'est perdu entre temps.
[ Une bouche ] Pour caresser de mes lèvres celles d'un autre, pour sourire et recevoir en retour, pour dire combien j'aime, pour faire éclater ma joie ou fermer ma bouche quand ça va pas, pour exprimer ce que je ressens. Une bouche pour explorer la peau d'autrui et pour goûter aux saveurs de toute une vie.
[ Des oreilles ] Pour qu'on me souffle près d'elles, qu'on me chuchote des mots doux, pour entendre la douleur, pour que l'autre ne s'éteigne jamais à moi.
[ Des mains ] Tactile. Donc toucher, caresser, frôler, faire passer les émotions. Griffer, pincer, écrire sur le corps, masser. Travailler.
[ Des épaules ] Partie sensuelle du corps. Pour frissonner.
[ Un ventre ] Pour le voir s'arrondir un jour, pour qu'on le caresse délicatement, pour trouver ça doux et mignon.

[ Un coeur ]. Pour sentir la vie battre en moi. Pour aimer. Pour qu'il cogne dans ma poitrine quand j'ai mal, quand je suis amoureuse, quand j'ai peur. Pour ressentir.

Qui suis-je?
 
 
27 avril 2005 @ 17:42
Episode de la veille. Les lèvres tendues à le webcam, indécence qu'on me propose, les escaliers où mènent la douceur, un peu perturbée quand même.
Ne pas se laisser s'émouvoir du grand baratin pour autant, et dans un premier temps je suis distante du trouble esprit. La nuit commence à tomber, les confessions avec, une phrase qui me percute en plein coeur "Je tiens à toi", pourquoi cela avait-il mit autant de temps avec Lui, et pourquoi là ces mots me font vibrer d'une façon quasi-similaire. Et y'a les compliments, de ceux qui te font penser que tu es vraiment une personne aux yeux de quelqu'un, une personne à part entière, une personne qu'on met en majuscule, ça rassure, ça fait du bien, ça flatte et ça réchauffe le coeur. Ca fait aussi pas mal peur.
La date est fixée, je veux pas qu'il puisse m'oublier entre temps, parce que j'ai envie de tenter le grand saut.
4h du matin, déconnecter, se réveiller 3h30 plus tard, les cernés creusées et la fatigue qui m'agresse lourdement.
Ca devait faire près d'une semaine que je ne l'avais pas vu. D'abord on observe sa bouille, en pyjama tellement à croquer. Je contiens les gestes qui se surprennent à vouloir sortir, pourtant je pensais être assez loin de ça maintenant. On parle, on garde une certaine distance, le souffle dans la nuque, les taquineries d'un ancien couple qui tentent d'être amis pour de bon.
Je ne sais qui a commencé à trouver le désir de l'autre, peut-être mes mains posées sur son ventre, peut-être les siennes ailleurs.
Y'a pas eu de vrai baiser pendant, y'a pas eu de bisou dans le cou comme j'aurais pu l'espérer. Y'a un un partage de nos corps, et l'incapacité de deux semis-adultes de faire face à leurs envies.
Je voulais résister mais y'a encore tout qui gît en moi, je le trouve fautif de succomber à la tentation qu'il a de mon corps, ça pourrait me faire très mal. Un peu abasourdie en fin de route, mon corps inerte reposé sur sa couette. "C'est pas bien ce qu'on vient de faire".
Mais bougre, comment veux-tu que je résiste à ça alors que je t'aime toujours? Tu devrais t'en empêcher pour moi, j'ai pas encore la force d'essuyer un refus pareil.
Puis chercher de sa tendresse ma tête posée sur son épaule, c'est dommage ce qui a pu arriver.
Pourtant il me dirait "oui" à nouveau que je pense refuser, j'ai une chose à vivre avant et des émotions dures qui me collent à la peau. De toute façon ça n'arrivera pas, bien que.
Je peux pas rester son amante, on s'est revus deux fois chez lui depuis notre rupture et deux fois ça s'est fini de la même façon. Je sais même pas ce que ça me fait, pas dégoût ni du dépit, du plaisir c'est certain mais un peu de désintêret parce qu'il faut que je me protège d'autant que ça allait mieux.
J'ai envie d'arriver dans un mois en ayant transpiré mon histoire, que tout se soit dissipé pour n'être plus qu'à lui le temps de cette journée.
"Je..." me fait peur.
 
 
26 avril 2005 @ 09:19
A part lors de la venue de ma Fée, hier était une journée spéciale. La première journée depuis 20 jours où je me sentais bien. Y'avait même un brin d'euphorie qui se baladait dans mon corps et qui illuminait mon visage par quelques sourires bien francs.
J'imagine sans mal ce qui a contribué à cet état. Même si paradoxalement, je ne retrouve pas la faim, et que je ne dors plus que 5 heures maximum par nuit depuis trois jours.
Y'avait ce rendez-vous anodin en fin d'après-midi, la rencontre avec une personne sympathique, la revue d'un film que j'ai adoré. Travailler dans un état second, sourire aux clients, croiser l'amitié, me prendre le vent de face à vélo.
J'avais dit [ 23:00 ] sur le net, j'ai fait mes 4 kilomètres en 10 minutes pour retrouver ce que lui appelle le "trouble-esprit". Je pensais au final qu'une telle chose ne pourrait pas m'arriver mais.
Je l'aime toujours comme une folle. Et je n'ai pas besoin de bouche-coeur, que je l'ai dit au trouble esprit. Ils sont deux personnes distinctes, pour lesquelles j'ai deux ressentis différents, l'un je l'aime, l'autre me plaît, mais le sentiment est sauvage, inattendu, fort, et surprenant.
J'aurais voulu qu'il me dise les mots que j'aurais voulu entendre mais il a fait son choix, sacrifier son bonheur pour l'autre est magnifique, même si je me retrouverais dans la position de l'oiseau blessé un peu plus tard. Si tout ce qui me plaît en lui se confirme.
Dans à peine quelques petites semaines.
Alors y'a ces deux trois autres pourtant si proche, l'un que je vois dans deux jours, et pourtant c'est toujours ailleurs que mes espoirs vivent, ailleurs que tout se joue. Je veux rien m'interdire mais ils ont beaux être de beaux apollons, ils n'arrivent pas à la cheville de Lui ou du trouble-esprit.
Il m'a dit d'oublier ce que je ressentais et la fenêtre de conversation s'est fermée, il était presque 3h du matin.
Et j'ai eu un message de Lui, on se verra sûrement demain.
La vie est tumulte. J'ai mal d'un autre qui ne m'aime plus, d'un autre qui pourrait m'aimer plus que tout sans jamais se décider au bonheur...
 
 
24 avril 2005 @ 17:22
Il était quasiment 17h quand je me suis réveillée.
Je suis dans un état second, je vais mal, hier je croyais avoir gagné une bataille mais non. Y'avait le bruit, des mâles, la fumée, l'ambiance d'une boîte de nuit sympa.
Y'avait tout pour me faire oublier un instant ce que je ressentais, y'avait ces trois mecs un peu homos qui me faisaient rire, qui me demandaient de sourire pour leur faire plaisir.
En fin de soirée, je regardais le monde danser d'en haut, j'ai repensé à la première fois, là où on s'était rencontrés, le flash que j'avais eu sur lui, l'échange de numéro, le début de mon conte de fée.
Et j'ai repensé à la fin, terrible, aux maux, au mal qui m'habite, j'ai repensé à pleins de souvenirs, à des projets qu'on avait qu'on a même pas pu réaliser, j'ai repensé à combien il était tout pour moi.
Putain je t'aime comme j'ai jamais aimé, j'ai jamais été si heureuse avec un mec, t'avais tout, biensûr t'étais pas pour moi, t'étais trop parfait, j'aurais jamais du m'accrocher comme ça...
J'en parlais dans la voiture, les larmes ont commencé à couler, c'était trop dur, c'est dur, j'en peux plus, j'ai mal, je le veux, je veux que lui, j'arrive pas à regarder les autres.
Ca m'enerve de tout reçasser sans cesse, deme détruire, je pensais que le mal passerait et que j'avais gagné du terrain, mais non. Non, non.
...